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Communiqué de presse GlobalID – Idiap

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La biométrie veineuse s’invite dans l’hôpital

Dans les hôpitaux, l’identité n’est jamais une donnée secondaire. Elle conditionne l’accès aux soins, la sécurité des patients, la circulation de l’information et, plus largement, la confiance dans l’ensemble du parcours médical. C’est sur ce terrain sensible que Global ID SA et l’Institut de recherche Idiap ont choisi d’avancer avec KIDOLEH, un projet destiné à améliorer l’authentification par veines du doigt grâce à l’apprentissage automatique.

 

Le principe est simple dans son intention, plus complexe dans sa mise en œuvre : rendre l’identification plus rapide, plus fiable et mieux adaptée à des environnements où l’erreur peut avoir des conséquences immédiates. Le projet porte sur le prototype F2 de Global ID, un dispositif d’imagerie des veines du doigt auquel doit être associé un nouveau traitement des données.

 

L’objectif est d’atteindre un niveau de sécurité et de performance compatible avec des contextes à forte exigence, comme les établissements de santé ou certaines infrastructures sensibles.

La biométrie veineuse présente un intérêt particulier. Elle repose sur un élément interne du corps, difficile à reproduire et invisible à l’œil nu, ce qui en fait une solution potentiellement plus robuste que d’autres méthodes d’identification. Dans un monde où les systèmes de contrôle se multiplient, cette approche séduit par sa discrétion autant que par sa promesse de fiabilité. « La biométrie des veines du doigt est une technologie émergente qui offre à la fois une grande fiabilité et un haut niveau de sécurité », souligne le responsable du projet à l’Idiap, le Dr Sushil Bhattacharjee. «Grâce à cette collaboration, nous visons à déployer une technologie de pointe en biométrie veineuse du doigt dans des applications concrètes.»

 

Pour Global ID, l’enjeu dépasse la seule performance technique. Le directeur de l’entreprise, le professeur Lambert Sonna, voit dans ce partenariat une démonstration de la capacité d’innovation suisse. « Ce partenariat incarne le meilleur de l’innovation suisse », estime-t-il. « KIDOLEH nous permettra de fournir des solutions biométriques ultra sécurisées répondant aux exigences des systèmes de santé modernes et d’autres domaines sensibles. »

 

Les hôpitaux sont en première ligne. Les erreurs d’identification, qu’elles proviennent d’homonymes, de patients inconscients ou de saisies erronées, peuvent compliquer la prise en charge et fragiliser la sécurité des soins. En améliorant la correspondance entre le bon patient et le bon dossier, une telle technologie pourrait contribuer à réduire ces risques. Elle pourrait aussi renforcer le contrôle d’accès du personnel médical et mieux protéger les zones sensibles, sans alourdir les procédures du quotidien.

 

Au-delà du seul secteur hospitalier, le projet s’inscrit dans une réflexion plus large sur les technologies biométriques. Les partenaires entendent démontrer qu’il est possible de concilier haut niveau de sécurité, performance technique et respect de la vie privée. À cet égard, KIDOLEH illustre une évolution discrète mais significative : celle d’une cybersécurité moins visible, mais plus intégrée aux usages concrets.

 

Pour la Suisse, l’initiative confirme également une capacité à unir recherche et innovation industrielle autour de solutions de pointe. Dans un paysage où les besoins de protection ne cessent de croître, cette alliance entre science appliquée et contraintes du terrain donne à la biométrie veineuse une perspective prometteuse, à la fois prudente et ambitieuse.

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